Entre décembre et février règne au sein de l'équipe technique du Château Palmer un climat studieux propice à la composition de nos grands vins. C'est en effet pendant cette période qu'ont lieu les dégustations d'assemblage. Instants magiques, qui par des gestes mesurés et des palais bien affinés, permettent d'imaginer la structure finale de Château Palmer et Alter Ego 2011. Une pièce en plusieurs actes
Afin de prendre un certain recul et laisser les différents lots s'affiner davantage, les dégustations d'assemblage se déroulent en plusieurs étapes.
Le premier acte consiste à déguster tous les lots à l'aveugle. Très utile, cette dégustation permet surtout à nos dégustateurs d'identifier les typicités des différentes parcelles et leurs expressions dans un millésime précis sans pour autant en connaître l'origine. Une remise à plat qui aboutit parfois sur de belles surprises.
Ni trop tôt ni trop tard le comité de dégustation se réunit à nouveau la semaine suivante. Ainsi, devant 33 échantillons, nos fins palais ont commencé à prendre note des caractéristiques de chaque lot. D'abord les merlots, puis les cabernets sauvignons pour finir sur les petits verdots.
En ce début d'année notre quintet, à découvrir ci-dessous, s'est attelé à la plus minutieuse des dégustations. Attribuer à chaque lot, en fonction de son style, sa correspondance pour Château Palmer ou Alter Ego. Décision délicate, les échantillons gourmands offrant un fruit intense s'accorderont d'avantage avec la touche de souplesse et de rondeur recherchée pour Alter Ego. Plus difficile encore sera de pouvoir déceler le potentiel d'évolution d'un lot qui entrera dans la partition de Château Palmer. A l'écoute, Olivier Campadieu, notre Maître de chai, assemble avec minutie les lots qui composeront chacun des deux vins. Notre équipe a été séduite par de très beaux merlots.
Dans quinze jours, nos professionnels de la dégustation s'associeront une ou plusieurs fois encore et devront s'accorder pour faire naître l'œuvre qui représentera, de la meilleure façon qui soit, l'interprétation du millésime 2011 par Château Palmer.
Une pluralité d'acteurs A l'occasion des dégustations d'assemblage, Château Palmer forme une troupe d'experts mêlant connaissance du vignoble et expérience des grands vins. Dans le but d'une perpétuelle remise en question, ces intervenants jouent un rôle essentiel dans l'ultime débat sur l'assemblage de nos deux vins.
Sabrina Pernet, notre Directrice Technique, et Thomas Duroux travaillent conjointement. Tous deux sont les plus à même de comprendre le caractère de chaque parcelle. Au cours des saisons ils sillonnent le vignoble et prennent les décisions en matière de vinification et d'élevage. Des choix qui auront un impact direct sur l'issue de ces dégustations. Ensemble ils devront se prononcer sur la nature de l'assemblage final tout en prenant en compte les avis apportés par trois spécialistes.
Notre équipe fait appel à Bertrand Bouteiller, qui fut à la tête du domaine pendant près de quarante-deux ans. Une précieuse contribution qui permet d'assurer la continuité du style Palmer.
Jacques et Eric Boissenot interviennent en tant qu'œnologues conseils. Ces deux experts en grands vins de la rive gauche apportent leurs compétences et leur expérience dans la description de chaque échantillon.
Dès lors que nos deux compositions seront arrêtées, l'assemblage sera précieusement conservé jusqu'aux Primeurs 2011 ayant lieu début avril. Le rendez-vous est pris.
Nous vous invitons à découvrir l'album photo de ces dégustations afin d'illustrer ces instants magiques.
Devenant presque une tradition au fil des millésimes Château Palmer a, cette année encore, décidé d'accueillir plusieurs stagiaires. Lors de cette collaboration le stagiaire acquiert un savoir-faire et de l'expérience tandis que l'équipe technique s'enrichit des travaux d'expérimentation menés par nos viticulteurs en herbe. Lucie Lauilhe, 25 ans, a intégré l'équipe du Château en mars dernier dans le cadre de son stage de fin d'études. Tout juste diplômée de la faculté de Montpellier en tant qu' Ingénieur agronome, Lucie a mené en parallèle de sa contribution à la vigne et dans les chais la préparation du Diplôme National d'Oenologie (DNO). Une passionnée qui a approfondi le travail de cartographie du vignoble entamé l'an passé et dont l'objectif est de limiter les intrants. Lorenzo Pasquini, 22 ans, est un véritable italien qui peut rester des heures à vous parler des différences entre le vignoble toscan et sa terre d'accueil médocaine. Après une licence de viti-oeno obtenue à Pise, Lorenzo a décidé de poursuivre son parcours en passant par Château Palmer. Rien de tel pour mettre en pratique le DNO qu'il prépare à Bordeaux. Lorenzo a mené son expérimentation sur les effets de la conduite biodynamique du vignoble sur la vigne et le vin.
Céline Carrion est responsable des visites à Palmer depuis 9 ans. Elle a saisi l'opportunité le temps des travaux de rénovation du chai et du cuvier pour préparer un BTS viti-oeno tout en le mettant en pratique à Château Palmer. Parmi ses nombreuses taches, Céline a par exemple pris part aux décuvages ainsi qu'aux relevés de densité des cuves pendant les fermentations alcooliques. Forte de cette expérience notre guide deviendra ainsi incollable sur les techniques de vinification de Château Palmer.
Si Lucie se voit bien intégrer une entreprise de conseils afin d'accompagner les professionnels dans leurs décisions techniques, Lorenzo, lui, rêve d'Australie ou de Californie afin de découvrir des processus de production bien différents de ceux pratiqués dans le Médoc. Quant à Céline, elle aura le plaisir de vous accueillir dès juillet prochain pour un parcours de visite inédit.
Afin de remercier nos trois futurs professionnels de la vigne, les portes du Château leur ont été ouvertes pour un repas unique composé par notre Chef Olivier Gibault.
Cerise sur le gâteau, ou plutôt sur le parfait glacé aux fraises, Thomas Duroux, également présent, avait décidé d'accompagner ce repas des vins de leur années de naissance. Château Palmer 1986 et Château Palmer 1989, dégustés le sourire aux lèvres en se remémorant les durs mais inoubliables moments de la vinification.
A la santé de nos trois stagiaires et surtout succès pour la suite !
Les plus faibles rendements depuis 1961. Le millésime 2011 est marqué par une production très limitée. En remontant le temps dans nos archives il s'agit du plus faible rendement depuis le mythique millésime 1961 (11,8 hL/ha contre 20 hL/ha pour 2011).
Le millésime de toutes les attentions. L'importance accordée au tri de la vendange a permis de préserver les qualités du millésime, tout en écartant les conséquences des aléas climatiques subis cette année.
Au chai, après analyses, les degrés d'alcool se sont révélés inférieurs au millésime 2010 avec une acidité supérieure. Effet conjugué des conditions météo et d'une minuscule récolte, les raisins présentaient un potentiel phénolique incroyable. Nous avons donc pratiqué des extractions douces afin de préserver ses beaux tannins.
Cette suite d'attentions toutes particulières participera à l'élégance et à la précision de Château Palmer 2011.
Des signes prometteurs qui restent à confirmer. Les fermentions malolactiques, qui viennent tout juste de débuter, joueront un rôle primordial pour la compréhension du millésime. La quantité d'acide malique est importante cette année, sa transformation en acide lactique va contribuer à parfaire l'équilibre du vin.
L'harmonie finale de Château Palmer 2011 s'écrira lors des dégustations d'assemblage qui débuteront à la mi-décembre. Une composition délicate confiée à notre équipe technique, pleinement dévouée à l'accomplissement du millésime 2011.
Lors des vendanges de ce millésime 2011, nous avons porté une attention toute particulière au moment du tri, faisant la part belle à ce que la vigne nous a donné de meilleur. Cette année en effet, l'orage de grêle du 4 juin suivi des fortes chaleurs en début d'été ont eu pour effet une récolte hétérogène.
Nous avons décidé, pour ce millésime, d'avoir recours au tri optique afin de compléter nos étapes de tri.
Le premier tri est effectué à la vigne par nos équipes de vendangeurs. Les grappes sèches sont écartées de la récolte.
Le second tri intervient une fois les grappes répandues sur la table de tri. Sur un tapis de 6 mètres les yeux et les mains habiles de notre équipe de trieurs retirent les grappes abîmées.
Les baies après avoir été séparées de la rafle sont ensuite acheminées vers la
trieuse optique. La machine sélectionne les baies en fonction de nos critères de qualité, pour un tri sur mesure. Elle est calibrée pour retenir les baies en fonction d'un degré de maturité choisi. Les raisins secs et flétris sont également écartés ainsi que d'éventuels résidus végétaux. Qualitativement, le respect de la vendange est total et le tri constant.
Enfin, nous avons mis en place un second tapis afin de porter un dernier regard sur la vendange.
Ce cumul de 3 tris, à la vigne, sur la table de tri et par la trieuse optique a permis, pour le millésime 2011, de préserver les qualités du millésime, tout en écartant les conséquences des aléas climatiques connus cette année.
Pour en savoir plus sur nos premières impressions du millésime 2011 nous vous invitons à lire l'interview effectuée en anglais par Thomas Duroux, notre directeur Général, pour The Wine Cellar Insider en cliquant ici.
Après une première semaine de vendanges plutôt chaude et ensoleillée, nos jeunes étudiants belges et danois ont pu partir à la découverte des plages de l'Atlantique ce week-end. Cette pause de deux jours devait permettre aux derniers Merlots de s'arrondir encore, certains raisins nécessitant encore d'un peu de temps pour parfaire la finesse de leurs tanins.
A ce jour, notre équipe de vendangeurs a ramassé 18ha de Merlot, cépage cher à Château Palmer car planté sur les grands terroirs. Demain, nous devrions avoir cueilli l'ensemble des Merlots, qui seront ensuite triés, avant de rejoindre le cuvier. Viendront alors les Cabernets Sauvignon et les Petit Verdot.
Pour la troisième année consécutive, nous bénéficions d'une météo très agréable pour les vendanges: beau et chaud au cours de la journée, avec des nuits fraîches. Malheureusement, de nombreux nuages gris sont venus assombrir le ciel ce week-end, apportant quelques gouttes de pluie laissant craindre le développement du Botrytis. Mais à Palmer, cette année, les rendements sont très faibles, et donc peu propices au développement de ce champignon, responsable de la pourriture grise.
Le printemps sec, l'orage de grêle du 4 juin et les températures caniculaires des 26 et 27 juin, ont effectivement grignoté leur part de notre récolte. La vigne a peu de raisins, mais elle y consacre toute son énergie : les raisins récoltés en 2011 sont de ce fait très riches en composés phénoliques.
Au chai, nous avons aujourd'hui 15 cuves en fermentation qui parfument le cuvier. Les premiers jus sont colorés et riches avec des tanins très sérieux. Les degrés alcooliques, très classiques, oscillent entre 12, 5 et 13,8 % TAV. Les dégustations quotidiennes menées par l'équipe technique permettent d'adapter nos méthodes d'extraction, et ainsi respecter le caractère de chacune des parcelles.
Au cours des mois d'avril et mai, le soleil a fait son show, occupant tout le devant de la scène. Pas une goutte d'eau pendant plus de 60 jours consécutifs! D'après Météo France, le printemps 2011 est le plus sec depuis un siècle, et le plus chaud depuis 50 ans! Au fil de ces 2 mois, nous nous sommes cru déjà en plein été. Ciel d'un bleu profond, température agréable de 28°c, les rameaux de vignes s'étiraient inlassablement, exhibant les ébauches de leurs fruits.
Ces deux mois d'ensoleillement continu, accompagné de fortes chaleurs ont donc permis à la vigne de se développer à une vitesse exceptionnelle. Rarement la floraison a été aussi précoce, avec près de trois semaines d'avance par rapport à l'an dernier (période de pleine fleur entre le 9 et le 16 mai), laissant présager des vendanges précoces également. Le Millésime 2011 s'annonce d'ores et déjà synonyme de millésime historique du point de vue de sa précocité.
Malheureusement, une forte averse de grêle s'est abattue sur une partie de notre vignoble le 4 juin dernier. Sans préjuger encore de la qualité du millésime dont ce magnifique printemps autorise tous les espoirs, nous anticipons d'ores et déjà un rendement faible, compromis par cette averse de grêle. Depuis cette date, quelques averses de pluie salvatrices ont permis à la vigne de recouvrer quelque force, les baies peuvent ainsi poursuivre leur développement, et s'arrondir pour arriver à une taille satisfaisante avant véraison.
Après l'épamprage, nos vignerons ont poursuivi les travaux en vert dans les vignes, qui s'achèvent aujourd'hui avec l'échardage, le levage et l'écimage. Voyons maintenant ce que nous réserve l'été 2011...
Quels délicieux arômes! Depuis quelques jours, la vigne exhale des senteurs raffinées, douces et gourmandes.
Après la rude préparation hivernale, nous avons vu naître les premiers bourgeons il y a quelques semaines, et nous accueillons maintenant avec délice ces fleurs éphémères, qui n'éclosent que quelques jours, répandant leurs effluves subtils.
Ils s'appellent Eudémis, ou Cochylis. Ils portent des noms délicats... mais n'en restent pas moins des ravageurs!
Ces papillons donnent naissance à des chenilles, aussi appelées «vers de la grappe» ou «tordeuses», nuisibles pour nos vignes. Elles s'installent confortablement, élisant domicile dans les baies en cours de maturation. En perforant ces dernières, les chenilles favorisent la propagation de la pourriture grise - loin d'être noble pour les vignobles de ce côté-ci de la rive.
Alors pour protéger nos précieuses plantations, nous empêchons l'ennemi de s'accoupler, en brouillant les pistes! A l'aide de phéromones encapsulées dans de petits diffuseurs, la communication olfactive entre mâles et femelles est perturbée. Les mâles sont désorientés, ils cherchent désespérément leur alter ego féminin. Las de ne pas les trouver, ils s'épuisent, et abandonnent...
Outre son innocuité sur la santé humaine et sur celle des plantes, la méthode de confusion sexuelle préserve aussi les insectes auxiliaires. En se substituant à l'utilisation d'insecticides, elle permet de maintenir la biodiversité.
25 mars 2011 - 13h50. Une partition posée sur une table du restaurant La Gare Gourmande, à quelques kilomètres de Margaux. Yaron Herman vient de poser les notes d'un morceau qu'il jouera quelques heures plus tard, en compagnie de Michel Portal. Notes inspirées par ce que les artistes ont vu, senti, touché, goûté tout au long de leur séjour à Château Palmer.
La veille, les deux grands jazzmen se promenaient au milieu du vignoble, conduits par Thomas Duroux, qui leur faisait partager les secrets de chacune des parcelles. La force des graves, la douceur des bourgeons qui éclosent, l'émoi de la vigne qui pleure, la puissance de la Garonne qui s'écoule à quelques mètres ... magnifique terroir de Palmer, qui s'affirme ensuite avec force dans nos vins.
Puis vient la dégustation du millésime 2010, des vins issus de chacune de ces parcelles d'abord, puis de l'assemblage final d'Alter Ego et Château Palmer. Nos hôtes sont conquis, ils ont compris.
20h00. Le concert. Tout empreints de leurs sensations, des paroles et des émotions gardées en souvenir, Michel Portal et Yaron Herman nous livrent une improvisation magistrale. Quel duo!
Pendant près d'1h30 de concert, dans le chai de vieillissement, entourés des barriques dans lesquelles est élevé le Palmer 2010, les artistes mettent en scène tantôt les vins, tantôt les éléments, les minéraux, les terroirs, qui prennent corps pour se révéler dans une harmonie parfaite. L'hymne à Alter Ego 2010 nous est livré par Yaron Herman, en solo, au piano. La fraîcheur, la rondeur, la suavité et l'intensité qui forgent le caractère de ce vin sont magnifiquement retranscrites. Château Palmer 2010 est l'oeuvre de Michel Portal, en solo, à la clarinette basse. Plus intimiste, c'est la rencontre de l'homme et du vin. Tonalités plus lourdes, plus profondes, le souffle de l'artiste nous enveloppe, nous trouble, nous enivre... voluptueux!
Puis Michel Portal place son saxo soprano à l'intérieur de la caisse de résonance du piano, face à Yaron Herman. Démarre alors un duo d'une très grande complicité. Les morceaux s'enchaînent - parmi eux, "La confusion Sexuelle des Papillons", très poétique - les accords sont colorés, les notes exaltées. L'audience est sous le charme. MP et YH ont réalisé une incroyable performance, vivant pleinement chaque instant de leur musique et nous transportant dans leur univers. Inoubliable.
Délicatesse, harmonie, puissance, équilibre, fraîcheur : autant d'adjectifs qui qualifient aussi bien la musique produite ce soir-là, que nos primeurs 2010 dégustés en avant-première par les 70 convives à l'issue du concert. Emotions sonores, émotions olfactives et gustatives... un souvenir à jamais ancré dans les murs de Château Palmer.
PS : nous tenons à remercier tout particulièrement: - Christophe Deghelt, manager des artistes, qui nous a accompagné également l'an dernier avec Jacky Terrasson - France Musique, pour avoir retransmis le concert sur leur antenne, ayant ainsi offert la possibilité au plus grand nombre de partager ce moment avec nous
Les drapeaux sont hissés au-dessus du château. Les échantillons de Château Palmer et Alter Ego 2010 sont préparés. Les rendez-vous notés dans l'agenda. Les verres réceptionnés. Les livrets de présentation édités.
Nous
sommes prêts à recevoir dès lundi matin près de 1500 personnes à
l'occasion de la semaine de dégustation "en primeur", qui permettra à
l'ensemble des professionnels du vin et journalistes de découvrir le
nouveau millésime, en avant-première.
Petit rappel des caractéristiques du 2010 à Palmer : un millésime aux fondations extrêmement solides. Les duos de très grands millésimes ne sont pas si fréquents.
Qualitativement, ce millésime 2010 a connu des conditions climatiques
exceptionnellement favorables, comme l'ont été celles du millésime 2009.
Après un démarrage tardif de la végétation qui a préservé la vigne des
gelées printanières, le débourrement s'est déroulé de façon très
homogène en avril. À fin mai, le potentiel quantitatif s'annonçait lui
aussi excellent. La fécondation a cependant été fortement perturbée par
une période de temps froid et pluvieux en juin qui a provoqué une
floraison très étalée puis une forte coulure, réduisant le volume
espéré.
Les conditions thermiques du mois de juillet particulièrement favorables
ont gommé une grande partie de cette hétérogénéité d'après floraison et
la véraison s'est terminée assez rapidement. Ce très beau temps,
alternant des journées ensoleillées sans excès de température à des
nuits fraîches s'est poursuivi sans interruption jusqu'à la fin des
vendanges.
Le millésime 2010 se caractérise également par un très fort déficit
hydrique, qui s'est accentué régulièrement tout au long de l'été, à
l'origine d'une concentration phénolique encore plus importante que
celle déjà élevée du 2009, des baies très petites avec une richesse
aromatique et une préservation de l'acidité étonnantes. Quelques
millimètres de pluies salvatrices lors de la deuxième semaine de
septembre (35 mm à Margaux) ont heureusement accéléré la maturation des
pellicules localement retardée par des contraintes hydriques très
marquées.
Dans ces conditions particulièrement favorables, nous avons pris tout
notre temps pour vendanger chaque parcelle à son optimum : 2010 marque
un record de durée des vendanges, les plus longues de l'histoire récente
de Château Palmer.
Dates des vendanges : entre le 22 septembre et le 6 octobre pour les
Merlot, les 12 et 14 octobre pour les Petit Verdot, et entre le 5 et le
20 octobre pour les Cabernet Sauvignon.
Rendements : perturbés par la coulure et la petite taille des baies, ils
sont dans la lignée des deux derniers très grands millésimes (2005 et
2009): 30,5hl/ha.
Les vins :
Si les degrés d'alcool sont très élevés comme en 2009, l'acidité
synonyme de fraîcheur et la concentration tannique sont encore
supérieures : des vins aux fondations extrêmement solides. Cette
puissance, associée à un niveau élevé d'acidité leur confèrent le
potentiel de rejoindre les très grands millésimes de légende. Qui plus
est, à la différence des millésimes du siècle passé qui ont construits
cette légende des grands Bordeaux, la précision des choix de maturité et
la maîtrise fine des extractions ont permis d'en dompter la force et la
puissance: un diamant délicatement taillé dont le temps laissera
s'exprimer toute la délicatesse du terroir de Château Palmer.
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